François GOFFIN, de La Bruyère
(Belgique), 21 ans, était un grand sportif et suivait les
cours d’ingénieur industriel à l’ECAM
de Bruxelles, où il terminait sa dernière année
d’études. Il est décédé tragiquement
le 28 février 2007, dans une clinique de Namur, où
il avait été conduit suite à un accident
de vélo.
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Les circonstances de son décès
dans cet hôpital namurois font l’objet d’une instruction
pénale dans laquelle la famille (grands-parents, parents
et frères) s’est constituée partie civile contre
trois médecins et la clinique, pour homicide involontaire
et non-assistance à personne en danger.
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L'attente des parents est d'obtenir, dans le cadre
d'une procédure pénale juste, équitable
et publique, menée à armes égales,
dans l'esprit de la convention européenne des Droits de
l'homme, toute la clarté sur les manquements qui ont conduit
au décès tragique de leur fils.
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Après 58 mois
passés depuis la mise à l’instruction de
l’affaire par le parquet (avril 2007), le dossier est,
en ce moment, toujours en cours…
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Comme les parents de François le supposaient
au vu de l’attitude adoptée par la clinique depuis
le début de l’instruction, les documents d'imagerie
médicale manquants dans le dossier ont dû faire
l'objet d'une perquisition dans la clinique pour être
mis enfin entre les mains du collège d'experts, c'est
à dire,après 29 mois d'attente! En effet, au cours
d'une perquisition faite le 3 novembre 2009, la clinique a été
contrainte de transmettre tous les documents d'imagerie médicale
réalisés dans les 12 premières heures de
l'admission de François dans l'établissement de
soins namurois.
Tous ces éléments ont ainsi été
rassemblés sur support DVD et transmis au collège
d'experts !!!!
Il aura fallu deux saisies, la première
en avril 2007 et la seconde en mai 2009, ainsi qu'une perquisition,
pour obtenir ce que tout patient doit normalement pouvoir obtenir
sur simple demande.
En agissant de la sorte, la clinique a bafoué, durant
plusieurs années, les droits élémentaires
du patient à obtenir son dossier médical et,
de ce fait, elle a infligé une souffrance supplémentaire
aux parents de François en empêchant ainsi la
procédure judiciaire de progresser normalement.
C’est sans doute à cette façon d’agir
que la clinique fait référence sur son site
internet : « En cultivant les valeurs de vie et de respect
mutuel, la clinique place le patient au centre de ses réflexions
et actions».
- Les parents reçoivent encore régulièrement
des éléments sur les antécédents des
docteurs A. et B. (voir à ce sujet, la page "En marge").
Certains de ces éléments peuvent être consultés
en cliquant sur les liens ci-dessous:
Article
- archive magazine Publi-Choc du 1er février 1995
Article
- archive journal En Marche du 1er février 1996
Article
- archive journal Le Soir du 17 février 1996
Pour en savoir plus, consultez la page "En
marge".
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Pour aborder les aspects médicaux du dossier,
les parents de François ont choisi de prendre l'avis d'un expert
reconnu en médecine légale, en la personne du Professeur Philippe
Boxho. Ce médecin, conseil de la partie civile, a préparé
une note de faits directoires pour la famille Goffin sur les
aspects médicaux du dossier. Le document, transmis depuis
au magistrat instructeur, met en avant les manquements du Dr
B., urgentiste qui a été le premier intervenant auprès de François,
et du Dr A., orthopédiste de garde le 20/02/2007.
Pour
connaître l'avis du Pr Ph. Boxho
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L'émission "Indices"
de RTL-TVI a consacré le 23 septembre 2009
une séquence de 26 minutes aux erreurs médicales.
C'est ainsi que l'émission a notamment pu montrer, documents
et évocations à l'appui, les circonstances du
décès tragique de François Goffin,
en février 2007!
Des extraits de cette émission sont visibles à
la page "Presse" de ce site. Vous pouvez également
les visualiser en cliquant sur les lien ci-dessous:
Extrait
de l'émission "Indices" (RTL-TVI): Les commentaires des
2 médecins au sujet du dossier
Extrait
de l'émission "Indices" (RTL-TVI): Les faits du 20/02/2007
(évocation)
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Les deux médecins contre qui la famille
s'est constituée partie civile, à savoir, le Dr
A., orthopédiste, et le Dr B., urgentiste, sont toujours
en activité dans la clinique où les faits se sont
passés en 2007, et ce malgré les plaintes introduites
par les parents, malgré le rapport préliminaire
du collège des experts et malgré les témoignages
enregistrés dans le cadre du dossier d'instruction. Tous
ces éléments sont connus de la clinique qui a
été mise à la cause par la famille.
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Compte tenu de l'absence de mise en oeuvre
de moyens de soins, dans les premières heures de l'admission
en clinique de François Goffin, alors que l'écrasement
l'exigeait impérativement, la famille a décidé
de compléter sa constitution de partie civile, d'une
prévention de non assistance à personne en danger,
à l'encontre des Dr A et B. Cette constitution pour non-assistance
à personne en danger a été introduite le
27/10/2010.
-
La famille a également introduit une
plainte contre le radiologue qui a procédé à
l'échographie des membres inférieurs de François,
le jour de l'accident. Cette mise en cause résulte des
déclarations du médecin-radiologue, entendu dans
le cadre de l'instruction, ainsi que des éléments
révélés dans la procédure. Le parquet
a mis cette plainte à l'instruction, tout comme la plainte
pour non-assistance à personne en danger contre les docteurs
B. et A.
- Pour la première fois, et cela plus de 3 ans après
le décès de François, un des médecins
mis en cause par la famille, l'urgentiste B., a pris contact avec
les parents de François, par le biais de son avocat, pour
se dire importuné par les diverses démarches entreprises.
Il menace de prendre "des mesures moins agréables"
si ces démarches ne sont pas stoppées. La famille
de François se demande avec inquiétude ce que ce
médecin envisage comme mesures moins agréables que
la perte d'un fils...?
- L'expertise médicale ordonnée dans le cadre de
l'instruction ayant été rendue contradictoire par
le juge d'instruction, une réunion s'est tenue le 8 décembre
2010, mettant en présence les parties et le collège
des experts. Cette réunion a permis de confronter les points
de vue et de préciser des points restés obscurs
pour le collège des experts. Le collège annonce,
à présent, un rapport définitif pour fin
2011. L'avis des parents après la
tenue de cette réunion contradictoire peut être consulté
à la page "Expertise", ou en cliquant sur le
lien ci-dessous:
Avis
des parents après réunion contradictoire d'expertise
- Compte tenu des contradictions et imprécisions
apparues lors de la réunion du 08/12/2010 et dans les témoignages
précédemment recueillis au sujet des actes posés
dans les 10 premières heures de l'admission dans la clinique
namuroise, des devoirs complémentaires d'enquête
ont été demandés par les parents de François.
Après avoir consulté le dossier ces 12 et 13 mai
2011, les parents ont pu constater que ces devoirs n'avaient toujours
pas fait l'objet d'une apostille vers les enquêteurs ...
- Les parents de François sont intervenus
ce 22/05/11 dans l'émission de RTL-TVI "L'information
confidentielle", pour évoquer les lenteurs dans l'évolution
du dossier d'instruction. Michel Bouffioux, journaliste au journal
Paris-Match, est venu présenter le résultat de ses
investigations au sujet d'un voyage contesté auTogo. Ce
voyage privé a réuni, fin 2008, le juge d'instruction
chargé du dossier, et le frère du Dr A. ainsi qu'un
groupe de 7 autres personnes, à Lomé pour un séjour
de dix jours... Etant donné le comportement inadéquat
du juge qui suscite plus que des doutes sur son impartialité,
les parents de François ont,
dès ce mois de juin, déposé une plainte auprès
de l'autorité disciplinaire du juge d'instruction, ainsi
qu'une deuxième auprès du Conseil Supérieur
de la Justice (CSJ).
- Vu l'absence de toute réaction
du juge d'instruction pour passer le dossier à quelqu'un
de plus "neutre"(cfr: l'article de Paris Match
sur son voyage en novembre 2008, au Togo,
avec le frère du Dr A.), la
famille Goffin avait introduit le 29 août 2011, une requête
en récusation à l'encontre du Juge Philippe Olivier,
pour cause de suspicion légitime.
L'audience publique s'est déroulée le lundi 17 octobre
2011, devant la première chambre de la Cour d'Appel de
Liège (Palais de justice de Liège, place St Lambert).
L'arrêt a été prononcé
le lundi 24 octobre. Celui-ci considère
que l'action en récusation des parents de François
à l'encontre du juge est trop tardive et par là,
irrecevable. Le motif invoqué pose question au vu de la
durée de l'instruction elle-même, mais ... comme
dit l'adage "faites ce que je dis, pas ce que je fais !".
En résumé, et en utilisant un langage "sportif",
on peut dire que le juge a été "sauvé
par le gong !". Et finalement, ce n'est que partie remise...
La famille s'est déjà remise à la recherche
de la vérité... Une
requête en devoirs complémentaires avait été
introduite le 21/12/2011. Le juge, ainsi que le parquet n'ont
pas donné droit à cette requête arguant qu'il
valait mieux désormais éviter de retarder inutilement
la procédure.
Pour
lire l'arrêt de la Cour d'Appel de Liège quant à l'action en récusation

- L'émission 'Indices' consacrée
aux erreurs médicales, où le cas de François
Goffin avait été abordé en 2009, a été
rediffusée ce mercredi 13/07/2011 sur RTL-TVI. L'essentiel
du récit sur le cas de François, présenté
dans l'émission 'Indices', peut être revu sur ce
site à la page 'presse'.
- Pour lire l'article de Michel Bouffioux:Le
voyage contesté d'un juge d'instruction
- Pour revoir : L'Info
confidentielle du 22/05/2011
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